La Géobiologie, discipline ‘quantique’ ? Partie IPar Igor BEZARD, ingénieur en système d’information et organisation, expert géobiologue et bioénergéticien, certifié GÉOBIOS

Partie I : Business et particules

Sans vouloir tuer le suspense que soulève cette question, nous pouvons dores et déjà répondre que oui, la géobiologie est aussi ‘quantique’. Oui, mais pas pour être juste “à la mode” !

L’adjectif ‘quantique’ est de plus en plus employé de nos jours pour qualifier entre autres :

  • de nombreuses disciplines paramédicales, bioénergétiques et spirituelles (on parle par exemple de nouvelle médecine quantique ou de thérapies quantiques),
  • différents dispositifs électroniques révolutionnaires et onéreux, dont les détails techniques sont flous ou invérifiables, sensés détecter des carences énergétiques ou chimiques, et rétablir les flux vitaux ou les fréquences électromagnétiques de systèmes organiques ou métaboliques en panne,
  • certaines nutritions ou compléments alimentaires,

A vrai dire, la liste s’allonge tous les jours… à quand le yaourt ‘quantique’, le sèche –cheveux ‘quantique’ et le désodorisant ‘quantique’ ?…

Une histoire de commerce…

Le point commun évident de tous ces ‘quantiques’ là, c’est d’abord le commerce. Il s’agit bien de vendre des produits ou des services positionnés ‘haute valeur ajoutée’, et dont il faut bien entendu justifier le prix conséquent.

Le ‘quantique’ est donc passé dans les dictionnaires des communicants de tout poil et des concepteurs marketing, pour auréoler les objets de leur communication, à la fois de la légitimité de la plus haute science, et du côté ‘magique’ et mystérieux de ces phénomènes mal cernés. En effet, les concepts dont il s’agit, demeurent dans le détail inaccessibles à tous ceux qui ne sont ni mathématiciens de haut vol, ni physiciens émérites… ni juste un peu curieux !

Bref, est ‘quantique’ tout ce qui semble d’une efficacité technologique miraculeuse, trempée à la sauce ‘New Age’… De ce fait, le mot a été dépossédé de son sens initial et légitime, et en voulant lui faire dire tout et n’importe quoi, il ne veut plus rien dire…

Cela fait de nombreuses années que nous utilisons, souvent sans le savoir, des technologies issues de la physique quantique

En fait, cela fait de nombreuses années que nous utilisons, souvent sans le savoir, des technologies issues de la physique quantique : Le laser (et ses très nombreuses applications), les transistors informatiques, les horloges atomiques, les ampoules LED, la phosphorescence, les cellules photovoltaïques, le microscope a effet tunnel, le PET scan, etc.

microscope à effet tunnel
microscope à effet tunnel

Une histoire de science…

Nous ne sommes très probablement qu’au tout début de toutes les implications technologiques, et au-delà, sur tous les plans de notre existence, de la physique quantique. Pour être clair et précis, cette physique est une branche des sciences exactes de la matière, qui étudie le comportement des particules subatomiques. Elle en a tiré un ensemble de constatations et de postulats radicalement nouveaux, qui continuent de heurter notre sens commun, même un siècle après sa naissance. Il s’agit donc de l’exploration de l’intimité la plus profonde de la matière et de l’énergie, de ce qui nous compose, nous-même et tout ce qui nous entoure.

L’aventure de la physique quantique est une épopée fascinante. Sur une période finalement brève (la première moitié du 20ème siècle), elle a conduit la science physique de la machine à vapeur à la bombe atomique. Elle a mobilisé un petit nombre de physiciens et de mathématiciens pionniers aux esprits incroyablement fertiles, qui ont bouleversés à la fois notre monde, mais aussi la façon dont nous pouvons le voir.

Quanta : Nom latin substantif masculin, pluriel de Quantum, qui veut dire « quantité finie et déterminée ».

C’est le physicien allemand Max Planck qui sera amené, à la suite des travaux de Kirchoffet de Boltzmann, presque contre son gré, à proposer en 1900 la notion de ‘Quanta’. Avec ce terme, il vise à expliquer la circulation discontinue par ‘petits paquets’ de l’énergie, et indirectement suggérer l’existence des atomes évoquée par Démocrite en Grèce, quelques 25 siècles avant lui. Il sera notamment à l’origine de la formule du calcul de l’énergie d’une particule, en définissant la constante physique h qui porte son nom.

Au début du 20ème siècle, il héritera avec Albert Einstein et Niels Bohr de la paternité de la physique quantique.

La Géobiologie, discipline ‘quantique’ ? Partie I
de gauche à droite : Max Planck, Niels Bohr et Albert Einstein